Nos couchettes tout confort... et ce, pour 12h de voyage!
Arrivée sur l'île
La plage devant notre hôtel
La mer sabloneuse
Le temple de Guanyin
Guanyin, première divinité transexuelle de l'histoire
Statue de Guanyin, telle le Christ rédempteur de Rio
Le mur des lamentations...
La très fameuse plage des 100 pas
Le poisson qui sèche... et quelle odeur!
Temple en haut du "Western paradize"
Comment choisir son poisson encore vivant, pour le dîner... tout un art!
Méditation sur la plage en regardant les étoiles
Vue panoramique, avec la statue de Guanyin
Le truc improbable: un potager!!!!
Retour en fast boat...
En fait on s'étaut trompé: notre cabine privative
Le pont le plus long du monde: 38 km qui enjambe la merWeekend à Putuoshan
Ce weekend, Eugénie, François, Julianne et moi sommes partis dans une île bouddhiste, proche de Shanghai, célèbre pour ses plages et sa douceur de vivre, Putuoshan. Départ vendredi soir en bateau lent (croisièrede 12h)... après avoir enfin trouvé notre bateau dans un port non loin du centre ville, glauque au possible, on monte à bord, et on rejoint notre cabine... enfin, je veux dire notre cellule: à fond de cale, un espace sans fenêtre, ni ouverture autre qu'une vieille porte toute rouillée, de 18m2, où des 4 lits superposés s'entassent, présentant des couchettes indignes de ce nom: planche sur laquelle une paillasse a été gentiment déposée, 1 drap, 1 couverture et 1 oreiller, dont la propreté était plus que douteuse. Et encore, ça aurait pu bien aller, si 4 chinois ne nous avaient pas rejoint... et là c'est le drame. Outre le fait d'allumer la lumière alors que tout le monde dort, de parler, que dis-je, de piailler à haute voix, de faire un vacarme absolu... le pompon: ils se mettent à... fumer!!!! Oui, parfaitement dans un endroit où déjà les claustrophobes deviennent fous, ils allument des cigarettes... et, ils viennent nous contempler dormir, tous les 4!
La tragédie a pris fin à 7h du matin, quand nous arrivons sous un beua soleil et une chaleur écrasante sur l'île, avec peut-être 500 touristes chinois. Après quelques péripéties, qui nous mettent de bonne humeur, pour se renseigner sur les billets de retour (on prévoyait de prendre le bac de putushan à shenjiamen, puis le bus de shenjiamen à shanghai), où on apprend que l'on ne peut prendre les billets que le lendemain avant de partir, on arrive à l'hôtel Purple Bamboo (on n'a bien sûr vu aucun bambou violet...). Il est bien situé, en face de la plage, et surtout loin de tous les touristes chinois, qui se balladent en colonies bruyantes arborant des casquettes de couleur différente. Des chambres sombres d'un confort succint, qui sentent l'humidité et le renfermé, qui, pour le prix (60€ pour un soi-disant 3 étoiles), nous laissaient envisager mieux. Mais c'ets toujours ieux que nos cellules de la veille.
On part commencer à visiter l'île, et on commence par un temple érigé en l'honneur de la divinité bouddhiste Guanyin. Très belle statue, beaux parterres de fleurs, belle vue panoramique du haut du temple. Impossible d'éviter les touristes chinois, qui bousculent sans vergogne... ça fait partie de "l'interculturalité" et du paysage local. Puis, on est redescendu vers la plage, après avoir escaladé des rochers (toujours pour éviter les touristes!) infestés de cafards... mais on y est arrivé, sur la fameuse plage des 100 pas. Beaucoup de vagues, mais paysage paisible. Moment de répit. Puis, épisode du déjeuner: on arrive tant bien que mal à trouver un restaurant (infesté de touristes), on s'asseoit, et même à nos multiples appels personne ne vient. Quand une serveuse arrive, elle refuse de nous servir en disant qu'il faut nous rendre dans la salle du bas, pour je ne sais quelle raison. On prosteste, mais finalement on cède (au bout de 20 minutes quand même... on est français!). On descend, et là rebelote, on nous dit que ce n'est pas possible, etc... donc on remonte et on fait un sitting... et là commence une bataille, perdue d'avance pour nous, qui se conclue par "On n'a plus rien à vous servir...". No comment. L'histoire s'est finie par un déjeuner de baozi écoeurants sur un banc à côté des cars qui ramenaient les touristes. Ensuite, nous sommes allés faire le tour d'un lac où il y avait d'autres temples, et Julianne et moi sommes rentrées à l'hôtel pour mettre nos maillots et bronzer sur la plage. Moment appréciable de la journée. Suite au dîner, où, sortant sur le perron de l'hôtel, un chinois me dit vivement de dégager, je me recule, et s'abat une énorme masse trempée: il s'agissait juste d'une épuisette contenant un gros poisson bien vivant que ce charmant chinois venait d'assomer, devant les clients qui venaient de choisir leur dîner... Ca vous met déjà en appétit! Nous avons dîné à 18h30, et à 19h a commencé notre after sur la plage à contempler le ciel étoilé sur un fond de karaoké de chinois massacrant de jolies chansons toutes douces... Extinction des feux à 20h30 dans nos chambres!
Dimanche, lever aux aurores pour avoir une chance d'aller se baigner sur la plage aux 100 pas... épisode malheureux, puisque les chinois ne savant pas nager, interdiction de se baigner... mais nous sommes français, et voilà que Julianne, Eugénie et François s'élancent dans les vagues. Un garde intervient et explique en chinois qu'il est interdit de nager. Mais, je le répète nous sommes français. Et les voilà qui s'éloignent pour batifoler un peu plus loin (quant à moi, frileuse comme toujours je suis restée sur les rochers à faire bronzette...). Et là une jeep, roule vers eux: le garde a trouvé qqun qui parle anglais pour leur expliquer que soi-disant un typhon arrive, et u'il est TRES dangereux de se baigner... évidemment, nous n'avons rien vu de ressemblant au typhon. On a fini notre ballade par visiter quelques hauteurs... pour redescendre au port, où, sur un coup de génie, on s'est dit qu'il seriat plus prudent de demander des renseignements sur notre retour... et on a bien fait! Et oui, car tous les billets de bus reliant Shenjiamen à shanghai avaient été vendus! Le bonheur total! Je passe les détails, notamment de la foule de chinois vous bousculant pour prendre leurs billets, des resquilleurs, du bruit ambiant insoutenable, qui font rapidement péter les plombs! On opte alors pour une solution d'extrême urgence: le bateau rapide qui relie putuoshan à shanghai en 2h30, pour 35 euros, soit le double du bus... et départ à 13h30! Du coup on n'a pas traîné pour rentrer à l'hôtel, faire nos valises, et partir. A bord, on a compris pourquoi on avait payé aussi cher: non pas la classe touriste ni la classe "business"... mais bien la première classe, avec son salon privatif, sa propre télé. A bord, impossible d'aller sur le pont sans mettre la main au portefeuille: 50 yuans! Sauf si on s'appelle Eugénie, qui a carrément engeulé le marin, car la vérité, c'est qu'elle était malade, et qu'il valait mieux qu'elle soit dehors... bref épique jusqu'au dernier moment! Arrivés au port, on prend une navette qui nous ramène à shanghai, car le port est à 1H30 de la ville. On a même le privilège de passer par le pont le plus long du monde!

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